GRANDS DOSSIERS

Hypnose aux urgences : « moins de chimie, un gain de temps »

Les urgences paraissent être un environnement hostile à première vue, un lieu rempli de colère, de douleur et d’angoisse. Les tensions y sont permanentes et les principales agressions et plaintes sont liées à un problème essentiel de communication, voire à l’absence de communication. L’utilisation de l’hypnose aux urgences nous apprend à réhumaniser les soins, améliorer la relation médecin/patient et surtout apporte un bien-être dans un domaine très négligé, le confort du soignant.

Hypnose et neurosciences

urgences, hôpital
Il est indéniable que la pratique de l’hypnose aux urgences par le soignant lui apporte un confort dans un domaine très négligé qu’est son bien-être et son épanouissement aussi bien privé que professionnel.

Les techniques d’imagerie actuelles ont permis d’améliorer notre compréhension de la douleur. La caméra à positrons, la résonance magnétique​ ​nucléaire fonctionnelle (RMNF), ainsi que l’étude des potentiels évoqués en réponse à des stimuli douloureux montrent que la douleur s’accompagne de l’activation d’un réseau de structures cérébrales incluant le thalamus, le cortex somato-sensoriel primaire et secondaire, l’insula et le cortex cingulaire antérieur1. Parallèlement, plusieurs études d’imagerie cérébrale fonctionnelle démontrent que des suggestions hypnotiques d’analgésie produisent une diminution significative de l’activité de ces régions ​2,3,4,5,6. Ainsi, ​Rainville et Price​ ont montré que des suggestions visant spécifiquement l’intensité sensorielle de la douleur peuvent affecter l’activité dans le cortex somato-sensoriel primaire, alors que des suggestions visant à atténuer spécifiquement le désagrément de la douleur agissent spécifiquement sur le cortex cingulaire antérieur, traditionnellement associé aux émotions ​7,8,9,10,11​. L’hypnose est donc susceptible d’entraîner des modifications sensorielles

Lire la suite  Sur le site