le journal de Saone et Loire

L’hypnose n’est pas un acte médical


Jean-Pierre Mathieu représentant la ville de Mâcon présente Vianny Perrin avant sa conférence.  Photo Jean MILLERET

Pour une première dans l’histoire des conférences Agora à la médiathèque de Mâcon, la salle était pleine à craquer ce mardi soir pour la conférence sur l’hypnose, la médecine et les neurosciences menée d’une façon magistrale par Vianney Perrin. En effet, ce médecin généraliste en soins palliatifs depuis 2010 a découvert l’hypnose clinique lors d’un stage sur l’unité de soins palliatifs à Villejuif. Formé à cet outil, car il s’agit bien d’après lui d’un outil en 2011 au diplôme universitaire de la faculté de médecine du Kremlin-Bicètre par le docteur Jean Becchio a crée une consultation hypnose sur le centre hospitalier de Bourg-e-Bresse en 2013.

Les techniques d’Activation de l’Attention et de la Conscience et les Neurosciences.

Pour Vianney Perrin : « le lien avec les neurosciences est très important. Je suis venu à l’hypnose suite à des manques Ce type d’intervention est prévu pour les infirmières, les aides-soignantes, mais pas pour tous les médecins. Et aux soins palliatifs, j’ai fait une rencontre avec un soignant qui était en train de panser un malade au service ORL.Il fait son pansement en utilisant des mots qui semblaient lui faire du bien. On entrait dans l’hypnose. Un monde que je considérais comme une escroquerie. Je sortais de la fac de médecine et quand je parlais d’hypnose on me regardait en rigolant sauf ceux qui voulaient se former. Et sur 420 postulants, 20 dont moi ont été retenus. La direction de l’hôpital a accepté cette méthode et on s’est vite rendu compte qu’on pouvait répondre à la demande. Puis, on a formé 214 soignants (infirmières aides-soiganantes etc.) 45 médecins et 189 soignants dont 8 urgentistes et chirurgiens, 5 médecins en soins palliatifs, 3 gastro-entérologues,, 2 addictologues, 2 anesthésistes, 1 onco-gériate, et une infirmière a créé une formation de deux fois quatre heures sur la manière de parler. De juin 2013 à avril 2017, 2616 actes ont été prescrits. Mais il faut savoir qu’une séance d’hypnose peut durer de une minute à quatre heures. Mais tout dépend de que le patient a besoin. L’hypnose est un outil et non un acte médical. Nous sommes allés au Lycée Lalande à Bourg faire une expérience à la demande du proviseur pour les cinquante enfants qui manquaient de sommeil. Beaucoup l’utilisaient pour leurs examens. De plus, il y avait dix professeurs. En fait on ne fait pas de séances, mais on leur apprend à l’utiliser. Nous sommes également allés en Segpa au collège de Péronnas » Les Cotes », aider les élèves à se mettre en transe et les résultats ont progressé mais évidemment à condition qu’il y ait du travail en amont. Cela interroge le fait que l’hypnose n’est pas de la magie.